La saison suit l'hémisphère et le régime des précipitations, ce qui ouvre une fenêtre différente sur chaque massif.
Dans chaque massif, la fenêtre se resserre ou s'élargit selon le sommet visé, la voie empruntée et les conditions de l'année.
L'hiver ouvre un terrain de jeu à part entière, de décembre à avril, quand la neige transforme les courses estivales et donne accès à des itinéraires qui n'existent qu'à froid.
Ces activités demandent unelecture fine du manteau neigeux et se pratiquent avec le trio détecteur, pelle et sonde. Les journées sont courtes, les températures basses et l'engagement supérieur à celui d'une course estivale, ce qui rend l'encadrement par un guide d'autant plus précieux pour découvrir la saison.
Un sommet d'initiation se reconnaît à trois traits : une cotation facile, un terrain glaciaire régulier et une durée de séjour qui laisse le temps de s'acclimater. Ces sommets se répartissent sur trois continents, et chacun ouvre un palier différent de la pratique, du premier 3 000 européen au premier 6 000 andin ou himalayen.
Avec ses 4 810 mètres, le Mont Blanc est le point culminant de la chaîne des Alpes et le plus haut sommet d'Europe occidentale. Techniquement abordable, il demande surtout de l'endurance et une bonne acclimatation. Nous proposons différents stages d'alpinisme de 2 à 7 jours, en fonction de votre niveau, avec un guide de Haute Montagne : cramponnage, encordement, techniques de sécurité sur neige et glace, et gestion de l'altitude.
Pour en savoir davantage > Découvrez nos ascensions et stages dans le Massif du Mont Blanc
Haut de 4 015 mètres, le Dôme des Écrins domine le glacier Blanc et le Parc National des Écrins, dans les Hautes-Alpes. Peu difficile techniquement, c'est un sommet idéal pour les débutants en alpinisme qui souhaitent franchir la barre mythique des 4 000 mètres. Nous proposons des stages d'alpinisme de 2 à 5 jours, en fonction de votre niveau, avec un guide de Haute Montagne.
Pour en savoir davantage > Découvrez nos ascensions et stages dans le Massif des Écrins
Le Grand Paradis culmine à 4 061 mètres dans la Vallée d'Aoste, au cœur d'un parc national réputé pour ses lacs et ses glaciers. Une pente de neige régulière mène jusqu'à un court ressaut de rocher au sommet, ce qui en fait un terrain de jeu idéal pour un premier 4 000 m. Nous proposons des stages d'alpinisme de 2 à 4 jours, en fonction de votre niveau, avec un guide de Haute Montagne.
Pour en savoir davantage > Découvrez nos ascensions et stages dans le Massif du Grand Paradis
Plus sauvages et plus confidentielles, les Pyrénées offrent deux classiques de l'initiation. Le Pic d'Aneto, 3 404 mètres, point culminant de la chaîne, se gravit par son glacier puis par l'arête aérienne du Pas de Mahomet. Le Vignemale, 3 298 mètres, plus haut sommet français des Pyrénées, s'atteint par le glacier d'Ossoue sur un itinéraire régulier. Les formules vont de 1 à 4 jours et la saison s'étend de juin à octobre.
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La Cordillère Royale concentre une série de sommets qui font passer le cap symbolique des 6 000 mètres. Le Huayna Potosí, 6 088 mètres, compte parmi les 6 000 les plus accessibles au monde : deux jours d'ascension suffisent depuis La Paz, après un trek d'acclimatation dans la cordillère. La saison sèche, de mai à septembre, offre un ciel dégagé et des pentes de neige en bonnes conditions.
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Ces deux trekking peaks constituent la porte d'entrée classique de l'Himalaya. Le Mera Peak, 6 476 mètres, est le plus haut d'entre eux et se gravit par une pente de neige régulière. L'Island Peak, 6 189 mètres, ajoute un mur de glace final équipé de cordes fixes, dans le massif du Khumbu, face à l'Everest. Dans les deux cas, le trek d'approche sert d'acclimatation et le séjour s'étale sur deux à trois semaines.
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Point culminant des Amériques à 6 962 mètres, l'Aconcagua se gravit par une voie normale dépourvue de difficulté technique. Ce qui se joue ici tient à l'altitude, au vent et à la durée : trois semaines d'expédition, des rotations entre camps et une acclimatation progressive. La fenêtre s'ouvre du 15 novembre au 15 mars, avec un cœur de saison de mi-décembre à fin janvier.
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Trois formes d'hébergement rythment un séjour d'alpinisme, selon l'altitude atteinte chaque soir.
Partout, le rythme suit le regel nocturne : la neige tient tant qu'il fait froid, et la course se cale sur cette fenêtre. Les horaires varient ensuite du simple au double selon le format choisi.
Avec un départ de la vallée ou d'un refuge entre 4h et 6h, six à neuf heures d'effort aller-retour et un retour au point de départ dans l'après-midi. C'est le rythme des écoles de glace, des randonnées glaciaires et des stages d'initiation.
Sur deux ou trois jours, avec une montée au refuge de deux à quatre heures la veille, un dîner tôt, un départ à la frontale entre 2h et 4h du matin, le sommet en milieu de matinée et la descente jusqu'en vallée dans la foulée. C'est le format le plus courant sur les 3 000 et les 4 000 des Alpes et des Pyrénées, de la Roche Faurio au Mont Blanc.
Sur deux à trois semaines, avec des journées de marche de quatre à six heures entre les camps, des rotations d'acclimatation qui montent haut puis redescendent dormir plus bas, et une journée du sommet de dix à seize heures entamée vers minuit. C'est le rythme des 6 000 des Andes et de l'Himalaya, de l'Illimani à l'Aconcagua.
Dans les trois cas, les vivres de course entretiennent l'effort : barres, fruits secs, pâtes de fruits, fromage, œufs durs et un thermos de boisson chaude, à grignoter debout par petites quantités.
Le programme exact se cale la veille au soir avec le guide, selon les conditions du moment, et c'est souvent là que naît le plaisir de la course : savoir précisément ce qui attend la cordée au lever du jour.
Vous pouvez vous initier à l’alpinisme en toute sécurité avec un guide à vos côtés grâce à une course à cotation facile. Pour cela, direction les Alpes et Pyrénées avec de superbes sommets accessibles aux débutants et réalisables sur 2 ou 3 jours comme le Dôme des Ecrins, le Grand Paradis, l'Aiguille du Tour ou encore le Pic d'Aneto.
Les stages d’initiation à l’alpinisme sont parfaits pour acquérir les techniques essentielles d’alpinisme, réaliser des ascensions de sommets variés et vivre une véritable expérience de groupe. Vous pouvez par exemple gravir les sommets autour du Glacier Blanc dans les Ecrins, conquérir l'Aiguille du Tour puis le Mont Blanc, relier Chamonix à Zermatt en randonnée glaciaire ou évoluer sur les sommets du massif du mont Rose.
Si vous avez une ou plusieurs expériences préalables en haute montagne et cherchez à perfectionner votre technique, optez pour une aventure réservée aux alpinistes initiés : une course à cotation plus élevée, un stage exigeant, une ascension express. Les possibilités de sommet sont nombreuses : Lyksamm, Matterhorn (Cervin), Mont-Blanc version courte, Pointe Dufour, Castor, traversée de la Meije, etc.
Les longs séjours sont l’occasion de voyager et de partir explorer des sommets de haute altitude à l’international. Souvent physiquement exigeantes, ces expéditions allant de 7 à plus de 20 jours peuvent mêler trek et alpinisme.
L’alpinisme est une discipline sportive de haute montagne qui requiert une bonne forme physique. Comme cette activité suggère une certaine endurance, nous conseillons ces séjours aux personnes pratiquant régulièrement un sport d’endurance. Il en existe de toutes sortes : marche, course, cyclisme, natation… C’est donc une activité accessible à tous, l’important étant d’être en bonne condition physique.
La connaissance préalable des techniques d’ascension n’est pas obligatoirement nécessaire. Nous proposons des courses pour alpinistes initiés, voire confirmé, pour lesquelles une expérience préalable est demandée. Mais nous proposons aussi des formules d’initiation à l’alpinisme durant lesquelles la maîtrise des bases techniques s'acquiert sur le terrain, avec le guide. Votre guide de haute montagne s’adaptera à votre expérience et vos projets.
Une préparation de trois à six mois transforme l'expérience d'une ascension, en libérant assez de lucidité pour profiter du terrain. Le socle tient en quatre habitudes.
Pour un débutant, l'objectif à atteindre se mesure simplement : monter 1 000 m de dénivelé en trois heures, puis redescendre, en gardant de la réserve. Les nuits passées en altitude dans les semaines précédentes complètent utilement cet entraînement, et l'initiation aux gestes techniques se fait ensuite sur place avec le guide.
L'alpinisme se pratique en autonomie uniquement par des cordées expérimentées. L'accompagnement par un guide de haute montagne reste la voie la plus sûre pour progresser. Sur le massif du Mont-Blanc, les compagnies de guides encadrent l'immense majorité des ascensions.
Au-delà de la maîtrise des bases techniques, qui s'acquiert au fil des saisons, un guide apporte quatre choses :
Tous les professionnels qui encadrent en France détiennent le Diplôme d'État d'alpinisme guide de haute montagne, ou sont aspirants-guides en cours de formation. C'est la référence internationale de la profession, reconnue par l'UIAGM.
Tous nos guides ont obtenu le “Diplôme d’Etat d’alpinisme guide de haute montagne” délivré par l’Ecole Nationale de Ski-Alpinisme (ENSA), ou sont des aspirants-guides en cours de formation.
Les guides assurent votre sécurité tout au long de l’ascension, vous confèrent des conseils techniques et savent parfaitement interpréter les conditions sur la montagne, toujours afin de grimper dans les meilleures conditions.
Sympathiques, à l’écoute et véritablement passionnés par la montagne, vous apprécierez l’expérience unique de réaliser une course ou un stage d'alpinisme en leur compagnie.
Le ratio d'encadrement dépend du terrain, et il conditionne autant la sécurité que le rythme de la journée.
Ces cordées réduites font le prix d'une course d'alpinisme et expliquent l'écart avec des activités de montagne encadrées en plus grand groupe. Elles rendent aussi la haute montagne accessible à des pratiquants qui débutent, chaque participant restant à portée de voix du guide.
ll existe principalement deux types de formules à privilégier selon combien vous êtes et vos envies :
Un stage en tout compris comprend l’encadrement du guide ainsi que tous les autres coûts liés à l’ascension (refuges, nourriture, matériel). Cette formule, généralement organisée par de petites agences spécialisées, est à privilégier si vous êtes seul, car elle vous offre un tarif compétitif et une tranquillité d'esprit totale. À noter que certains guides indépendants organisent ce type de stages pour former des collectives, mais la formule n'est pas en "tout compris".
S’offrir l’engagement d’un (ou plusieurs) guide(s) consiste à privatiser votre ascension, que vous pouvez donc personnaliser selon vos envies. À noter, cette formule ne comprend pas les coûts annexes comme le refuge ou les remontées mécaniques. Nous vous recommandons donc d'opter pour une privatisation dans le cas où vous êtes deux ou plus et pouvez couvrir tous les frais du départ choisi.
L’alpinisme étant une discipline se pratiquant en haute montagne, il faut bien comprendre que les aléas de la nature sont incontrôlables. Les conditions évoluent rapidement au cours de la journée, c'est pourquoi il est important de mesurer le danger et de savoir s’adapter. Un guide de haute montagne prend en considération les conditions météorologiques (le froid, le vent, la visibilité), ainsi que les risques physiques comme les séracs, les crevasses ou encore les risques d'avalanche.
Au-delà de 2 500 m, l'organisme reçoit moins d'oxygène à chaque respiration et met plusieurs jours à s'adapter. Cette adaptation se travaille, et elle conditionne largement la réussite d'une ascension à 4 000 m.
La décision revient au guide, qui l'annonce généralement la veille au soir ou au petit matin, une fois le bulletin d'avalanche et les prévisions consultés. Trois issues se présentent.
Quatre garanties couvrent la pratique de la montagne et se vérifient avant le départ.
Nous proposons des tarifs sans frais d'agence. Cela signifie que les tarifs des séjours sont similaires à ceux pratiqués par les guides et agences locales auprès de leur clientèle directe.
Si votre séjour n’inclut pas l’hébergement, comptez environ 90€ / pers. pour une nuit en refuge. Les pensions complètes sont souvent proposées. En vallée, une nuit en gîte d'étape revient plutôt à 35€ / personne, et 60€ / personne en demi-pension.
Pour une expédition à l’international, les tarifs se situent entre 1200 et 5000€ / pers. en fonction de la destination et de la durée.
Les dates de la haute saison se remplissent tôt, et l'anticipation ouvre le choix.
Les refuges de la voie normale du Mont Blanc appliquent une réservation nominative, contrôlée à l'arrivée sur présentation d'une pièce d'identité. Les dates disponibles et les avis des utilisateurs sont affichés sur chaque séjour du site, ce qui permet de comparer les départs et de caler le projet sur vos envies et vos congés.
Tous nos stages et courses d'alpinisme requièrent l'essentiel du matériel d'alpinisme, réparti en trois ensembles : ce que vous apportez, ce que le guide met à disposition, et ce qui se loue sur place.
Cette partie vous accompagne d'une course à l'autre et se constitue en premier.
L’équipement technique d'alpinisme (piolet, casque, crampons, chaussures et baudrier) est prêté par le guide selon les prestataires, ou se loue sur place.
Comptez généralement entre 100 € et 150 € pour les stages de 5 à 7 jours et entre 50 € et 75 € pour les formules 3 et 4 jours. Les magasins de Chamonix, Courmayeur, Ailefroide ou Luchon et autres hauts-lieux de l’alpinisme disposent de l'ensemble de la gamme, et une réservation en ligne quelques jours avant garantit les tailles.
Le matériel de cordée (corde, broches à glace, sangles, matériel de mouflage) est apporté par le guide sur les courses encadrées.
Il est tout à fait possible de s'équiper en limitant les frais, et l'arbitrage se fait sur la fréquence de pratique.
Pour une liste complète et plus d’informations, consulter notre article de blog Check-list équipement d’alpinisme : bien choisir son matériel
Plusieurs sommets emblématiques se gravissent en marchant, sans crampons ni corde. Ils demandent de l'endurance, une bonne acclimatation et un guide local, et se rejoignent en trek accompagné.
Ces ascensions se jouent sur l'endurance et la tolérance à l'altitude plutôt que sur la technique, ce qui en fait une excellente marche d'approche avant une première course d'alpinisme.